Le statut d'auto-entrepreneur (officiellement : micro-entrepreneur) est un statut simple, mais il évolue chaque année — et 2026 n'échappe pas à la règle, avec la réforme de la facturation électronique en plus. Voici la checklist exhaustive pour rester en règle cette année.

1. Connaître son régime fiscal et social précis

Tous les auto-entrepreneurs ne sont pas dans le même régime. Vérifiez votre profil :

ActivitéRégime fiscalCotisations URSSAF 2026Seuil de franchise TVA
Vente de marchandises, hébergement classé Micro-BIC vente 12,3 % 91 900 € (jusqu'au 31/12/2024 : 85 000 €)
Prestation de services BIC (artisanat, réparation) Micro-BIC services 21,2 % 36 800 €
Profession libérale BNC (consulting, formation) Micro-BNC 21,1 % 36 800 €
Profession libérale réglementée CIPAV Micro-BNC 21,2 % (CIPAV) 36 800 €

À vérifier : votre code APE/NAF est-il cohérent avec votre activité réelle ? En cas de doute, contactez le CFE de l'URSSAF pour rectification — un mauvais code peut entraîner un mauvais calcul de cotisations.

2. Surveiller le seuil de chiffre d'affaires

Pour conserver le régime micro-entrepreneur, le chiffre d'affaires HT annuel ne doit pas dépasser :

Le dépassement deux années consécutives entraîne la sortie du régime au 1er janvier de l'année suivante. Solution : suivre son CA mensuel et activer une alerte à 80 % du seuil. IO BILL le fait automatiquement.

3. Déclarer la TVA si nécessaire

En 2026, les seuils de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs sont :

En dessous de ces seuils, vous ne facturez pas de TVA et apposez la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Au-dessus, vous devez :

  1. Demander un numéro de TVA intracommunautaire au SIE (4 jours en moyenne) ;
  2. Choisir un régime de TVA : franchise (rétroactive en cas de dépassement temporaire), réel simplifié, ou réel normal ;
  3. Déclarer la TVA mensuellement ou trimestriellement selon le régime.

4. Mentions obligatoires sur les factures

Voici les 13 mentions impératives sur toute facture émise par un micro-entrepreneur en 2026 :

  1. Numéro de facture unique et chronologique ;
  2. Date d'émission ;
  3. Identité du vendeur : nom et prénom (et nom commercial s'il existe), adresse, SIREN ;
  4. Mention « Dispensé d'immatriculation au RCS et au RM » pour les libéraux et freelances de service ;
  5. Identité du client : nom/raison sociale + adresse + SIRET (si professionnel) ;
  6. Date de la prestation ou de la livraison ;
  7. Description précise de chaque ligne ;
  8. Quantité et prix unitaire HT ;
  9. Total HT et TTC ;
  10. Si TVA franchise : mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » ;
  11. Si TVA applicable : taux et montant ;
  12. Conditions de paiement (date d'échéance, taux d'intérêts en cas de retard) ;
  13. Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement (40 € pour les pros).

5. Tenir une comptabilité minimaliste

Le micro-entrepreneur n'a pas besoin de bilan ni de comptabilité en partie double. Mais il doit tenir :

Toutes les saisies sont automatisées dans IO BILL : chaque facture émise alimente le livre des recettes en temps réel.

6. Déclarer son chiffre d'affaires à l'URSSAF

La déclaration se fait sur autoentrepreneur.urssaf.fr, à fréquence mensuelle ou trimestrielle (au choix). Attention : il faut déclarer même si le CA est nul (saisir 0). Une déclaration manquante entraîne une majoration de 50 € par déclaration.

Les cotisations sont prélevées automatiquement 30 jours après la déclaration. Pensez à provisionner.

7. Anticiper la réforme Factur-X 2026/2027

Spécifique à 2026 : à compter du 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs pros. Et à compter du 1er septembre 2027, vous devez les émettre pour vos clients pros (B2B).

Concrètement, choisissez dès maintenant un logiciel SaaS qui inclut une PDP — c'est le cas d'IO BILL. Voir notre guide Factur-X complet.

8. Versement libératoire de l'IR : faut-il y aller ?

L'option du versement libératoire de l'impôt sur le revenu permet de payer 1 %, 1,7 % ou 2,2 % de votre CA en plus des cotisations URSSAF, et d'être quitte de l'impôt sur le revenu. Conditions 2026 : revenu fiscal de référence 2024 inférieur à 27 478 € pour une part. Au-delà, l'option n'est plus possible.

L'option n'est pas toujours intéressante : si vous êtes peu imposé (tranche à 11 %), elle vous coûte plus cher. Faites vos calculs annuels.

9. Cumul auto-entrepreneur + autre activité

Possible, mais sous conditions. Les principaux cas :

10. Préparer la sortie ou la transformation

Si votre activité grandit, vous pourriez avoir intérêt à passer en société (EURL, SASU). C'est généralement le cas quand :

Le passage en société se fait sans rupture si vous le préparez bien — c'est l'objet d'un autre article.

Conclusion

Le statut auto-entrepreneur reste avantageux en 2026 si vous restez dans les seuils. Le plus important : ne jamais sous-estimer la conformité administrative. Un bon logiciel SaaS comme IO BILL automatise 80 % de cette checklist.

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